« Dis Michael, ça te fait quoi de retrouver Nantes ? » Cette question lui sort par les trous de nez tant elle lui a été posée. Ce n'est pas un rejet de sa maison nourricière, juste le besoin d'avancer, de ne plus répéter les mêmes poncifs, de ne plus s'attarder sur les mêmes clichés. Bien sûr que Landreau s'est réjoui du retour des Canaris en Ligue 1. Bien sûr que les retrouvailles constitueront une énième fois un rendez-vous particulier. Mais le gardien du PSG a eu tellement de chats à fouetter qu'il a, quasiment systématiquement depuis son arrivée à Paris, refusé de s'exprimer à la veille de défier Nantes.
Les chats en question ont été noirs, aux griffes acérées, rôdeurs à souhait. Ils l'ont propulsé sous des échelles minimales de performance. Y compris au Parc des Princes, où les trèfles à quatre feuilles sont moins nombreux que les rebonds capricieux. Michael Landreau en a pris plein la tête et fut obligé de regarder l'Euro à la télé : [/size]« Ne pas en être fut une énorme déception », confie-t-il.
« Ni plus blindé, ni plus fort qu'un autre »
Aujourd'hui, il a retrouvé la quintessence de ses moyens mais limite toujours ses sorties médiatiques. La dernière remonte au 29 août dernier, au Camp des Loges, entre deux performances solides à Sochaux puis à Caen. À cette occasion, il était revenu sur ses mois de galère et de doutes. Dans le rôle de la victime : « Un jour, tu es le meilleur et le lendemain, tu es une mer.... C'est ça, être gardien au PSG. Certaines critiques étaient justifiées, d'autres moins. Je ne suis pas plus blindé ni plus fort qu'un autre. J'ai quand même vécu cette période comme une injustice, même si j'ai conscience que j'occupe un poste exposé. »
Des fleurs à gogo en cas d'exploit, des piques en pagaille en cas de « cagade », une démesure au quotidien pour les joueurs cotés avec laquelle Michael Landreau peine donc visiblement à composer. Pour autant, sa faculté à rebondir inspire le respect. Le départ de Jérôme Alonzo, dont le charisme et le poids dans le vestiaire lui faisaient de l'ombre, l'a soulagé. Les piques de Charles Villeneuve, qui a vite affirmé chercher un grand gardien, ne l'ont même pas touché. Il s'est reconstruit en bossant, en perdant quelques kilos et en profitant de l'arrivée de recrues rutilantes pour se noyer dans l'effectif : « Je ne vis pas en ayant le besoin de prouver quoi que ce soit. Quant aux Bleus, je reste à disposition mais je suis lucide. »
Une pirouette de plus pour retomber sur ses pattes. Comme un chat plus forcément noir...
Landreau évoque la pression
Alors que nous approchons du match entre le FC Nantes et le Paris Saint Germain, Landreau s'exprime dans "presse océan" sur la différence de pression entre les deux clubs qu'il a fréquenté.
Le gardien de but international, passé par une mauvaise passe la saison passée, avoue que la pression y est pour quelque chose "Un jour tu es le meilleur et le lendemain, tu es une merde, commence t-il, C'est ça, être gardien au PSG. Certaines critiques étaient justifiées, d'autres moins. Je ne suis pas plus blindé ni plus fort qu'un autre. J'ai quand même vécu cette période comme une injustice, même si j'ai conscience que j'occupe un poste exposé".


